Dermatite atopique et Naturopathie

Publié le par Patricia REPON

Le traitement de la dermatite atopique par la naturopathie

Le traitement de la dermatite atopique par la naturopathie

LA DERMATITE ATOPIQUE

Désordre cutané chronique caractérisé par une sècheresse cutanée, des démangeaisons et une peau enflammée.

Patient type : Enfant de 0 à 6 ans.

Type de peau : très sèche, sensible et réactive.

Antécédents familiaux : atopie, allergies (eczéma, pollinose, asthme…).

Fréquence : crises chroniques ou répétées.

Éruptions : lésions très prurigineuses et enflammées, aux contours irréguliers.

Localisation : seulement ou surtout dans les zones caractéristiques : mains, pieds, plis du coude et du genou, cou, visage, autour de la bouche.

Déclencheurs : stress, fatigue, faiblesse immunitaire, froid, air sec, allergène…

Spécificités :

Elle commence presque toujours dans l’enfance (85% des cas avant 5 ans).

Elle est plus sévère sur les nourrissons et les bébés et tend à s’améliorer avec l’âge.

Elle disparaît le plus souvent vers 6 ans mais il peut y avoir une rechute à l’adolescence (10% à 15% des cas).

C'est une pathologie chronique marquée par des poussées entrecoupées de rémissions plus ou moins longues.

Elle peut évoluer vers l’asthme quand l’enfant grandit, et entraîne de façon générale une plus grande susceptibilité aux rhinites allergiques et à l’asthme (40% à 60%).

Elle est associée le plus souvent à un fort taux d’IgE, et à des allergies ou des intolérances.

A l’examen, la dermatite atopique se traduit par des plaques d’eczéma : peau enflammée, rouge, qui démange.

Sa localisation varie selon l'âge :

- chez le nourrisson : cuir chevelu, parties convexes du visage (joues), tronc, membres.

- petite enfance et plus tard : plis de flexion et du cou, avec ou sans plaques ailleurs, et une sécheresse cutanée.

L'aspect est variable selon le moment où l'eczéma est apparu : les lésions récentes peuvent être suintantes et croûteuses, les lésions anciennes sont plus souvent sèches et épaissies par le grattage.

Les marqueurs biologiques ne sont pas indispensables pour faire le diagnostic de la dermatite atopique, ils sont le reflet de sa sévérité : le taux d'IgE sériques dans le sang est proportionnel à la gravité de la dermatite atopique.

On retrouve :

  • Antécédents familiaux (eczéma, asthme, rhinite).

  • Circonstances déclenchantes et facteurs favorisants des poussées.

  • Rythme, périodicité, durée des poussées.

  • Traitements déjà essayés.

  • Retentissement sur la vie quotidienne (sommeil, croissance, scolarité, vie sociale).

DEUX EXEMPLES DE PATHOLOGIES PROCHES

Eczéma de contact : d’aspect et avec des symptômes très semblables (prurit, inflammation), il est dû au contact avec une substance allergène ou irritante, ou à un frottement irritatif répété.

  • Sa localisation est aléatoire.

  • Il n’est pas chronique.

  • Il n’implique pas forcément d’antécédents familiaux.

  • Il n’est pas associé à un type de peau particulier (très sèche).

  • Il disparaît dès que l’on supprime l’agent irritant.

Psoriasis : d’aspect assez proche et avec des caractéristiques semblables (inflammation, prurit, chronicité, éléments déclencheurs).

  • Les plaques sont bien délimitées, de forme ovale.

  • Il est rare sur les petits enfants.

  • La peau est épaissie et recouverte de squames blanches.

L’eczéma de contact et le psoriasis répondent généralement assez bien aux mêmes traitements que la dermatite atopique.

COMPRENDRE ET TRAITER

L’atopie est une particularité génétique qui se manifeste par des expressions cliniques d’inflammation. La dermatite est le premier symptôme à apparaître.

La prédisposition génétique est responsable d’une altération de toute l’interface avec l'extérieur : la barrière cutanée (dermatite), mais aussi les muqueuses respiratoires (asthme et rhinite) et digestives (intolérances alimentaires).

Les allergènes ne sont plus arrêtés et pénètrent dans le corps, déclenchant la production d’immunoglobulines IgE. Les IgE vont augmenter la production de substances favorisant l'inflammation.

Le défaut de la barrière cutanée se manifeste par une sécheresse cutanée et une sensibilisation à des antigènes de l’environnement. Des facteurs favorisants surajoutés influencent la capacité personnelle d’exprimer cliniquement la dermatite atopique.

Le traitement classique

L’aspect immunitaire est traité par un immunodépresseur dans les cas les plus sévères, généralement la cortisone par voie topique, ou orale dans les cas graves.

La sécheresse de la peau est compensée par des crèmes hydratantes.

La surinfection, très fréquente, est traitée par des antibactériens ou des antiviraux.

Le traitement en lui-même peut être source de complications, évidentes dans le cas de la cortisone, mais aussi lorsque l’approche topique n’est pas bonne (crème hydratante contenant des agents irritants : parfum, lanoline, néomycine…).

Il est primordial de restaurer la « fonction barrière » de la peau grâce à l'application d'émollients qui hydratent la peau et compensent les anomalies des lipides épidermiques, et cela, même en dehors des poussées d'eczéma, pour limiter la sécheresse cutanée source de démangeaisons, d'eczéma, donc d'inconfort et de lésions de grattage susceptibles de se surinfecter.

La prise en charge en naturopathie 

Améliorer le confort du patient et proposer des conseils de bon sens :

  • Cures thermales, psychothérapie, homéopathie, probiotiques, hygiène de vie.

  • Éviter les bains chauds et prolongés.

  • Maintenir une température fraîche dans la chambre.

  • Privilégier le coton, et éviter la laine et les tissus synthétiques.

  • L’éviction de certains allergènes alimentaires (produits laitiers, gluten, oeufs, arachide), ainsi que des probiotiques qui restaurent la flore intestinale peuvent donner de bons résultats.

  • Assurer une hygiène stricte concernant les acariens et la poussière (literie, peluches).

  • Être très vigilant sur la composition des produits topiques (lavants, crèmes).

  • Une activité sportive est conseillée.

  • Augmenter l’application d’émollients lors d’exposition à l’air sec (climatisation ou chauffage, froid).

  • Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata). Cette plante est utilisée depuis toujours dans le traitement par voie générale des affections respiratoires, mais aussi des allergies oculaires par exemple. Les principes actifs du plantain sont des hétérosides, principalement l'acteoside, ou verbascoside, et l'aucuboside. Ces molécules ont été reconnues comme actives dans les processus inflammatoires, notamment ceux faisant intervenir le TNF et le facteur NK-kappa-B.
    Le plantain, contient plusieurs principes actifs qui ont prouvé leur efficacité dans cette pathologie.
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Patricia REPON - NATUROPATHIE - COURS DE PILATES
Agréée OMNES (Organisation Médecine Naturelle Education Sanitaire)

Aromathérapie, Réflexologie plantaire, Modelage lymphatique
Palais Vauban, 12 avenue Jean Moulin, 83000 Toulon  
Déplacements en PACA pour formations et conseils

Tél : 06 09 50 04 19 - Mail : patricia-repon@naturopathe-toulon.fr 

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